Un Parcours
De l’anné e 1990 , je n’ai gardé aucune trace extérieure . Ce fut une année d’absorption dans les travaux du Matrimandir, pratiquement de l’aube à la nuit. Cela inclut un nombre plus important de relations, puisque nous avons dû employer beaucoup plus d’ouvriers, venus des villages voisins, et Ramalingam et moi avons dû prendre davantage de responsabilités ; avec chacun d’eux, ainsi, de nouveaux liens et découvertes et impossibilités. Simultanément, j’ai dû participer de plus en plus aux différents groupes de travail et essayer d’apprendre à naviguer parmi tous nos caractères, nos opinions et nos limitations. Il nous a fallu bien sûr ouvrir des canaux d’énergie pour que suffisamment de fonds nous parviennent, puisque les coûts de l’opération décuplaient : non seulement les piliers, les pétales, les panneaux de la coque extérieure, mais également les douze co lonnes de la Chambre, les symboles et le globe et l’héliostat, les vestibules et les panneaux des portes, l’aménagement des deux rampes, tout devait être entrepris en même temps, si l’on voulait être cohérent. Nous avons ainsi rouvert des portes qui avaient été closes depuis le conflit avec la Société et ses retombées psychologiques et, par exemple, reprendre contact avec Madanlal Himatsingka, qui s’est de suite montré volontaire pour faire son possible afin de financer non seulement une grande partie des travaux et des achats de matériaux, mais aussi l’acquisition de terrains manquants pour le parc et les jardins (Madanlal T’avait formellement promis de veiller aux besoins du Matrimandir, à genoux devant Toi). Ce faisant, nous rétablîmes également une relation de solidarité avec Shyamsunder, qui était toujours prêt à servir le Matrimandir, malgré une opposition tenace et persistante d’un certain nombre d’Auroviliens qui gardaient une grande méfiance envers lui – reposant essentiellement sur une incompréhension mutuelle.
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