Un Parcours
Mais ce matin je me suis éveillé allégé, comme si un couvercle avait été retiré : tout était clair et simple, j’étais comme rendu à ma propre conscience et la gratitude était revenue… Le dernier mur de la Chambre me tourmente, tout semble aller de travers, c’est le cinquième pour mon équipe (des douze parois de la Chambre) et, je ne sais pourquoi, alors que les quatre autres se sont effectués harmonieusement, celui-ci accumule les défauts (que probablement je suis seul à voir) ! Une drôle de femme arrive au Matrimandir, me cherchant, cherchant à me rencontrer : une femme déjà abîmée, aux grands yeux lumineux, probablement habituée à se droguer un peu, nommée Mathé, qui me dit avoir bien connu et A.F. et Ode, deux femmes qui m’ont été très proches dans ma vie en France, et avoir eu des expériences de Toi ; elle m’apprend qu’A.F. s’est tuée il y a une dizaine d’années, mais qu’Ode est bien vivante (qui avait nommée sa fille « Aur » !)… J’ ai dû me retirer partiellement de toute activité : c’était le trou, l’impasse, comme jamais… mais enfin, j’ai travaillé chaque jour de ma vie ici, je dois pouvoir prendre un peu de recul ?! Selvam me rappelle et insiste que la fleur va s’épanouir, que je n e dois pas être triste, mais j’ai comme perdu le goût, pour les gens du Matrimandir aussi, toute cette sarabande vilaine de la séparation, des positions, des ambitions… Et je suis intolérant de toute morale, ce n’est pas ça qu’on cherche, et presque je reg rette le temps où je ne savais rien et n’avais qu’un besoin indicible de trouver la réponse et le chemin et m’élançait ici et là sans prendre garde…
Mais cette question de la bissexualité, physique et affective, est coriace : devrais-je donc me tuer, en finir ?
L’étude pour les pétales est quasiment prête, Santhakumar et ses assistants nous ont présenté leur travail, à Catherine et à moi, et nous pourrons donc le livrer à Roger à son retour ; même si je ne vois toujours pas le sens de ces pétales, autre que décoratif et
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