Un Parcours
De retour à la maison, je trouve sur la porte un message de Gérard avec une petite figurine de… Ganesh ! Ainsi, ce jour de fête, Ganesh s’est vraiment manifes té !
Bientôt il me faudra prendre la décision de terminer l’emploi de plusieurs travailleurs et ce n’est pas facile !
C’est l’endormissement… Je dois avouer que je comprends mieux à présent pourquoi les hommes ont besoin du fouet de la douleur et du chag rin, de la souffrance et du manque, pour s’éveiller et aspirer et grandir !
Colette est de retour.
J’essaie, j’essaie, mais autant j’aime Ton Travail et j’aime la matière et le fait d’être matériel et de rencontrer la Présence dans la matière, autant je me prends à détester l’humanité, la mienne comme celle d’autrui – c’est un fardeau, un encombrement, un gâchis, une incompréhension bruyante et prétentieuse et sans grâce…
Douce Mère, l’amour vrai, c’est Toi – et quand Tu n’es pas là pour l’incarner, que peut-il advenir de tout ce fatras ?
Je suis maintenant conscient d’une énorme peine accumulée, mais je ne connais ni le rire du Seigneur ni Sa joie d’exister…
Colette a été assez bouleversée par la beauté de Ravena et, depuis, réfléchit à ce qu’elle pou rrait faire pour aider à son accomplissement… Mais elle ne peut en prendre seule la charge, ce serait déséquilibrant pour elle ; elle m’a suggéré aussi, constatant une certaine saturation en moi, de m’éloigner quelques temps, de voyager… Je me dis que tout cela doit signaler la disparition de l’ego, mais alors, ne devrais-je pas en ressentir de la joie, un soulagement, une libération ?
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