Un Parcours

comme si j’en devenais plus conscient ; mais c’est aussi une lutte informe, imprécise…

Le cœur a des difficultés, il y a ce kyste en haut du front dont je ne parviens pas à me débarrasser, les hémorroïdes qui continuent de me tracasser, une douleur des nerfs à la base de la colonne, un besoin accru de sommeil, un étrange malaise dans les pieds et toute la peau qui réagit à la moindre variation de pression atmosphérique, je ne sais pas ce que ça veut dire, est-ce une augmentation de la perception intérieure du corps, cela ne me soucie pas trop et parfois j’ai l’impression que cela signale un progrès de conscience et il y a un peu de joie, puis la fatigue revient… Comment prendre position, refuser la mort dans le corps, tant qu’on n’est pas directement conscient de la vraie matière et de la formation nouvelle qui doit incarner l’être nouveau, l’être de vérité ? Pourtant, comment je l’ignore, mais des perceptions se présentent, particulièrement ces jours ci, du siège de la mort, de son action, et de tout ce qui sans le savoir ou le vouloir collabore à son règne et son emprise… Cet après- midi j’ai essayé d’assister à une réunion au sujet du revêtement de la sphère, mais je suis encore beaucoup trop impatient ; je ne comprends pas pourquoi la plupart ici ne cherchent pas à sentir, à percevoir ce qui est vraiment nécessaire, ce qui correspond à la vérité du Matrimandir et de sa fonction ; ce n’est pas une question d’opinion, ni de goût, ni même d’esthétique (bien que cela compte), mais d’expression, de réceptivité, de transmission.

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