Savitri - Book Two - Canto 12

Towards some gold Infinite's apocalypse. A thunder rolling mid the hills of God, Tireless, severe is their tremendous Voice: Exceeding us, to exceed ourselves they call And bid us rise incessantly above. Far from our eager reach those summits live, Too lofty for our mortal strength and height, Hardly in a dire ecstasy of toil Climbed by the spirit's naked athlete will. Austere, intolerant they claim from us Efforts too lasting for our mortal nerve Our hearts cannot cleave to nor our flesh support; Only the Eternal's strength in us can dare To attempt the immense adventure of that climb And the sacrifice of all we cherish here. Our human knowledge is a candle burnt On a dim altar to a sun-vast Truth; Man's virtue, a coarse-spun ill-fitting dress, Apparels wooden images of Good; Passionate and blinded, bleeding, stained with mire His energy stumbles towards a deathless Force. An imperfection dogs our highest strength; Portions and pale reflections are our share. Happy the worlds that have not felt our fall, Where Will is one with Truth and Good with Power; Impoverished not by earth-mind's indigence, They keep God's natural breath of mightiness,

Vers l’or d’une apocalypse infinie. Tel un tonnerre qui roule entre les collines, Inlassable et sévère est leur Voix formidable : Nous surpassant, ils nous convient à nous surpasser Et nous enjoignent de toujours nous élever. Loin de notre impatience ces sommets vivent, Trop altiers pour notre présente capacité, Gravis dans une terrible extase de labeur Par la volonté nue de l’athlète spirituel. Austères, intolérants, ils réclament de nous Des efforts trop durables pour notre endurance, Que nos cœurs ni notre chair ne peuvent soutenir ; L’énergie de l’Eternel seule en nous peut oser Tenter l’immense aventure de cette montée Et le sacrifice de tout ce qui nous est cher. Notre vertu, une robe rêche et mal seyante, Accoutre les figures de bois de la Bonté ; Aveuglés, passionnés, sanglants et maculés, Nous chancelons vers une Force sans mort. Une imperfection harcèle notre énergie ; De pâles reflets ou des portions sont notre lot. Heureux les mondes qui n’ont pas senti notre chute, Où la Volonté est Vraie et le Pouvoir est Bon ; Ils ne sont pas appauvris par notre indigence Et gardent le souffle qui est naturel à Dieu Et Ses intensités rapides et spontanées ; Là est Son grand miroir transparent, le Soi, Et là est Sa bienheureuse autarcie souveraine Où les natures immortelles ont leur part, Notre connaissance humaine est un cierge brûlé Sur un autel obscur à la Vérité solaire ;

His bare spontaneous swift intensities; There is his great transparent mirror, Self, And there his sovereign autarchy of bliss In which immortal natures have their part,

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