Lettres à Divakar jusqu'à 2005

… Je suis si heureuse de ce que tu sens de mon « engagement personnel » et que cela te fasse ce plaisir !

Je t’embrasse et je t’aime,

Colette.

***

Jeudi 22-4-93

Aimé,

Je ne t’ai pas dit : depuis mon retour à Paris je suis un séminaire, chaque mercredi matin de 9h à 11h, de Green ! Lui encore, pourquoi ? Avant de partir pour Sincérité, j’avais réfléchi si oui ou non j’allais de nouveau participer à ce genre d’activité, que j’ai pratiqué un bon nombre de fois… Et puis vraiment j’ai trouvé que ça en valait la peine pour, en un sens, une « fin de carrière ». Et il est bien vrai que, seul, Green peut apporter ce qu’il nous propose : ses réflexions, confrontées à celles de son auditoire, autour d’une nécessité, impérative pour lui, de réadapter, refondre, dépasser, etc. les données de la théorie, des concepts qui la fondent. Cela m’intéresse et participe à l’élan qui m’habite à présent. C’est à la fois (ce séminaire), dans un discours non préparé, une façon de penser à haute voix, et aussi d’un haut niveau. Trop pour moi (heureusement que c’est enregistré puis dactylographié à l’usage des participants). Cependant comme à mon habitude, je capte tel ou tel mot, ou surtout telle ouverture sur un ailleurs, et c’est en cela que je crois trouver là un apport à mon « travail » intérieur, et à l’élargissement de mon espace. Si ça devait un jour ne plus répondre à mon mouvement, je cesserai d’y aller. Comme cela se passe rue Saint Jacques, je reviens par le Luxembourg ; hier je m’étais trompée : il n’y avait pas de réunion à cause de Pâques ; alors je suis allée devant un

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