Lettres à Divakar jusqu'à 2005

aujourd’hui beaucoup mieux ; entre autres, en luttant (en m’ouvrant) contre toute contraction, mouvement inconscient… Ce qui ne nous a pas empêchés, René et moi, ces trois jours du Nouvel An, de faire des marches divines, bien couverts par – 3°…, ni de voir trois films superbes, dont le dernier du merveilleux Woody Allen… … Je suis bien contente de tes justes remarques et réflexions sur mes textes, et de ton encouragement à me sentir quitte, pour m’avancer plus loin – ce que j’espère être capable de faire ! A très vite, avec toi, de toute ma tendresse,

Colette.

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Le 7-1-93

Aimé,

Ouf, me voici donc rassurée, j’ai ta lettre du 22 qui a bien « noté un certain 9 février » ! … Avec ta lettre j’ai reçu une belle carte du Matrimandir de Mallika ; cela m’a fait plaisir. Je lui ai répondu. Tes remarques au sujet d’Hervé m’ont assez bousculée. D’autant plus, - ce qui peut paraître étonnant – que je pense comme toi à propos de la mort, et de la liberté de choix. Je crois que pour René c’est la même chose. En fait, les attitudes à son égard (qui l’ont soulagé) ne sont pas dictées par l’appréhension à l’égard de la mort, mais pour lui éviter au maximum ces maladies que l’on appelle « opportunistes » liées au sida, lui redonner ainsi les moyens de stabiliser ou de faire remonter le nombre de cellules immunitaires, etc.

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