Lettres à Divakar jusqu'à 2005

Mardi 28-7-92

Aimé,

Jean Yves m’a appelée hier. Il doit t’adresser un Fax… et donc, au reçu de cette lettre, tu auras les premiers résultats pour Patricia. Ils ne sont pas aussi alarmants qu’on pouvait le craindre. La période va cependant être délicate… ; quelquefois le traitement par rayons est fatigant – moins toutefois que par chimiothérapie. Il faut environ 6 mois pour tout résorber ; mais, parallèlement, Patricia devra travailler, lutter par une attitude morale (consciente, il faudrait dire), qui joue beaucoup dans toute maladie, mais particulièrement dans celle-ci, surtout quand elle atteint une femme jeune. J’espère que Jean Yves, une fois entrevue la période d’adaptation aux soins, y verra clair pour envisager une autre date de son séjour à Auroville, et tranquillement. C’est certainement une grande déception pour lui, mais je l’ai senti au téléphone très assuré, mettant les choses, il me sembla, à la bonne place. Je pense évidemment aussi que toi-même te sens déçu, et proche de lui, et mettant également les choses en place, comme tu sais le faire. Les journées passent, comme ça, bien. J’ai un peu de mal à enclencher l’article pour septembre, mais je sens que ça va venir. … Je crois me rappeler que ma lettre « énigmatique » faisait allusion à une photo de moi et à ce qu’elle m’inspirait, à ce qu’elle avait tenu en éveil à partir de certains « vécus » dont j’ai envie de te parler, que j’ai envie de te confier. Evidemment, dit comme ça, c’est plutôt mystérieux ! Mais j’ai voulu le faire pour m’engager, pour ne pas reculer devant l’expression de ces « états » intimes, expression difficile et en même temps simple, dont j’aimerais te faire part – que j’aimerais te faire partager. J’arrête pour que

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