Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Un record :… nous sommes restées au restaurant 5 heures durant ! Mais c’était nécessaire. Et puis, vers la fin, nous avons parlé de Jean Yves… (Questions pratiques concernant la venue de Jean Yves, Patricia et Aurevan à Auroville pour s’y établir). … Philippe : imagine-toi que je ne l’ai toujours pas revu. Un jour j’ai eu la fugace intuition qu’il redoutait ces retrouvailles ; puis… la certitude ! Bref, récemment, je lui ai confié mon impression (au téléphone), qu’il a confirmée par des sanglots : « Nous avons fait une telle traversée ensemble ! », m’a-t-il répondu. Néanmoins son désir était là de trouver ensemble la même paix qu’il a trouvée, surpris, en allant dans leur maison du Midi. Et pourtant, il ne nous a pas appelés hier comme il devait le faire. … J’hésite : bien que je craigne l’installation progressive de cette distance, je crois qu’il faut le laisser totalement libre – y compris de ne plus venir nous voir… J’apprends, et je ressens beaucoup de choses depuis février… ! Te souviens-tu : le soir, en rentrant de l’amphithéâtre, tout près de Sincérité, tu as ramassé une petite paillette rouge en étoile… ; eh bien, je l’ai gardée, et j’aime bien la voir apparaître soudain, mêlée à de petites choses dans mon porte-monnaie : elle a un sens… J’aimerais bien savoir quel jour tu as reçu mon télégramme pour ta Fête (comment s’est-elle passée ?) : ils font tellement de simagrées maintenant à la Poste, ni le lieu ni le code postal ne figurent sur leur registre…
… A bientôt, toujours… (Je viens de relever les yeux – et j’ai « vu », présentes, mes statuettes !). Avec toi,
Colette.
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