Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Mais ce qui pour lui est intolérable, ce sont ses énormes fatigues et ses tremblements ; or le cardiologue prétend que cette intervention, dont le but est d’éviter un infarctus, n’aura aucune incidence sur ces fatigues… Et ça, je n’arrive pas à comprendre qu’un cœur mieux irrigué n’ait pas d’influence sur les échanges, la respiration, etc.…. … Il faut aussi que je te raconte la « bonne blague » qui m’a été faite juste après que je t’aie parlé de ce fameux « changement de cap » : Francis a besoin d’une ou de quelques photos de l’époque 50-55 qui lui sont réclamées pour son livre… ; je cherche dans les tiroirs de ton ancien bureau, je savais qu’il y en avait là, mais mon souvenir n’était pas précis… Alors : j’ai trouvé une enveloppe avec des photos, dont deux ravissantes, de ma mère ; des belles photos de toi à l’école ; des poèmes de toi à 10 et 11 ans ; une petite enveloppe « pour la souris » contenant une dent de lait ; d’autres photos de toi, de Francis, de moi ; deux belles photos de Mamy, une de ma grand-mère paternelle… 4 générations d’un coup ! J’étais mise à l’épreuve de mes préoccupations : temps, âge, vrai, j’en étais ébahie ! Et vraiment, je t’assure, ta lettre sur ces sujets ne m’a pas quittée, une fois refermés ces tiroirs…
Je t’aime,
Colette.
***
Le 18-7-91
My very dear beloved,
Alors voilà, j’ai accompagné le René mardi à l’hôpital ; hier matin, « interventionné » - sous anesthésie seulement locale, dilatation de deux artères tout à fait sclérosées.
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