Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Mercredi
Hier soir ta lettre du 3… Qu’est-ce que tu m’aides, toi, alors ! Je répondrai à cette bonne, bonne lettre plus longuement que je ne peux le faire ci-dessous ; mais en fait, surtout, parce que c’est chemin faisant que j’aurai des choses à te dire, à te confirmer. Ainsi par exemple pour mes superlatifs et le travail du corps. Imagine que les tout derniers de ces superlatifs, sitôt après te les avoir écrits, m’ont gênée, encombrée. Comme s’ils étaient nuisibles en étant un peu « de la triche ». En ce moment je suis en plein dans la concrétisation du côté laborieux que représente le travail corporel ; laborieux, ingrat, travail de patience ; et puis, depuis deux jours, voilà que je sens nettement les prémices d’une transformation. Où rien n’est forcé. 1 fois par semaine ma dame ; 1 fois par mois mon Chinois ; je crois que j’ai pu trouver les bons artisans capables de favoriser mon évolution. … J’aime que tu me parles de deux espaces de mon expérience… Question importante que tu me poses à propos de mon expression « démoniaque » pour René ; je t’y répondrai sûrement car je crois qu’elle sera révélatrice de quelque chose en lui et peut-être en moi-même devant « ça » ?!
… Avec toi,
Colette.
Le même jour, avec un petit colis
Récemment, entrant dans l’atelier où Francis se trouvait, j’ai senti un parfum qui d’emblée m’a plu ; je l’ai dit, à quoi il m’a répondu que c’était le sien, et que l’an dernier tu l’avais
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