Lettres à Divakar jusqu'à 2005

Mercredi 27-3-91

Aimé,

Donc, mon texte… Je suis d’accord, oui, sur cette ambiguïté que tu signales ; je l’ai sentie (mais elle était probablement inévitable). Pour les profanes, certainement. Mais les « non profanes » qui le liront, si toutefois il est publié, verront je l’espère, ou devineront, l’interrogation qu’il contient, comme tu me le dis. Pour l’instant je n’ai que les réactions de Janine Chasseguet ; elle m’a écrit, puis téléphoné, des remarques de détail, et cependant importantes pour la clarté de l’expérience ; plus une remarque sur un élément de fond (théorique), c’est-à-dire mon interprétation qui a amorcé un virage dans la « cure ». Curieusement, elle me signale à la fois l’éclaircissement qui lui semble nécessaire, et son propre embarras à le trouver. Plus curieusement encore, c’est Julia Kristeva, avec qui j’ai récemment dîné à la Closerie et à qui En définitive, Chasseguet trouve mon texte plein d’intérêt, et s’oriente évidemment vers une conférence pour le titulariat. De plus elle m’a conseillé – et j’y avais pensé moi-même – de réserver la 3 ème partie pour un autre article. Si je ne t’avais pas encore parlé de ça, c’est que j’attendais, et attends toujours la réaction de Green. Pour moi, cela ferait un tout. Or, Green, c’est un monsieur qui est à l’inverse de la gentillesse et de la courtoisie de Chasseguet : gentil en privé, discourtois à l’extrême au dehors. Et de plus en plus, dit-on. Je l’avais appelé récemment et laissé mon message sur son répondeur, espérant qu’il m’appellerait… En fait, je sais qu’il me garde une dent d’avoir un jour voulu faire une pause après x années de séminaires et groupes de travail… j’ai un peu parlé de ce texte, et de l’embarras de Chasseguet, qui m’a donné spontanément l’issue.

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