Lettres à Divakar jusqu'à 2005

Je note en particulier cette nécessité d’être « rentable » ; ce que tu exprimes quant à l’emprise de certains absolus – et à ce sujet je te dirai ce que moi-même je ressens ; également sur le devenir, cet essentiel travail, cet efficace cheminement. Je suis contente que tu partages ma remarque sur l’intransigeance ; car, vois-tu, je suis assez convaincue de toucher juste, là ; j’ai souvent perçu cela, cette tendance en toi et, comme je te le dis, j’ai envie de parler de cet absolu auquel tu relies cette intransigeance. Et comme tu me le demandes je n’attendrai pas, non, que tu soies plus explicite pour m’exprimer – comme d’ailleurs je l’ai fait : on a communiqué !

… Oui, dans cette Paix forte, ensemble,

Colette.

***

Vendredi 23-11-90

Aimé,

Tu sais je suis tellement heureuse de ce que tu me dis dans ta lettre du 13 – que je suis ainsi toujours à tes côtés, faisant ce qu’il m’est donné de faire (que tu me donnes), et je me sens, avec tes mots, « être » : ça donne confiance et élan. Et ça va dans le sens de ta précédente lettre : le Devenir. Je suis toute marrie pour la fête de Susan…, pourquoi me suis-je imaginé que c’était en février ? Embrasse-la fort… Je me console en pensant que je me suis déjà occupée de quelques cadeaux que je lui apporterai en janvier.

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