Lettres à Divakar jusqu'à 2005

Tout de même je suis encore impressionnée (tant mieux !) par ta remarque récente : mon entêtement (les rangements) contre les besoins du corps – un irrespect. J’espère apprendre un autre chemin. … Claude Féo : je t’en parlerai mieux dans une prochaine lettre ; en fait, des crises de plus en plus répétées, dramatiques, suivies de pauses, et ainsi de suite ; cela me semble complexe. Seulement – et je t’en parlerai – je dois voir Aniela : elle a des projets … pour « sauver » Claude. Je ne sais pas ; pratiquement, cela tourne autour d’une mobilisation des « énergies » ; par quelle voie ? J’ai des questions à lui poser… Il y a en elle une évolution qui m’intrigue ; à l’aveuglette, je dirais qu’Auroville n’en est pas loin… ? Je vais voir.

Avec toi,

Colette.

***

Jeudi 19-7-90

Aimé,

…Mardi on a dîné avec Francis de passage à la maison, pour la mise au point des enregistrements sur l’Algérie. Le Seuil voudrait qu’il écrive un livre à partir de ses « notes de voyage »… Celui-là, le Francis, y a rien à craindre pour … l’âge de la retraite ! Cela faisait apparaître encore plus le creux dans lequel René est plongé, j’ai beaucoup de peine pour lui ; j’espère quand même l’aider à s’aider, il y a des lueurs. En fait, je crois que ce qui joue beaucoup c’est sa fatigue, des coups de pompe comme j’en ai connus ; or, l’élément commun entre nous,

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