Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Je trouve que cela ressemble un peu à ce qui se passe dans les populations de l’Est qui sont perturbées par cette liberté qu’ils n’ont pas encore appris à vivre. En tout cas morale de l’histoire : une fois de plus les journalistes à l’affût du « scoop », souvent insolents, qui grossissent les évènements, comme si n’avait pas assez des analyses et prophéties de bien des intellectuels et politiciens, qui depuis belle lurette sont pour la plupart fausses. Voilà.
Raconte-moi un peu vos horaires à Susan et toi, que je vous suive… As-tu des nouvelles de Frank, l’ami corse ?
… Bien lu ta remarque sur l’entêtement et les besoins du corps ; j’en tiendrai compte ; merci, fort.
Bon. Je te dis au revoir pour quelques jours, et puis je t’aime et puis je t’embrasse et puis je suis avec toi, toujours,
Colette.
***
Lundi 16-7-90
Aimé,
Ta lettre du 29 juin ; donc, un grand plaisir ; plus celui que me donnent tes nouvelles sur ton activité, et donc sur le Matrimandir… Etant donné les difficiles ajustements entre les uns et les autres, tu ne dois sans doute pas partager mon impression que ça avance vite ! Pourtant, entre mon départ et aujourd’hui, 5 mois juste, je vois l’évolution ! C’est drôle de ressentir que le Matrimandir existe de plus en plus en moi… !
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