Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Mercredi 28-3-90
Aimé,
J’ai ta lettre du 9… Je crois que je ne peux mieux marquer la résonance en moi de ta réponse à propos de l’Etre Suprême, que de recopier cette phrase : « L’Etre Suprême… c’est la où la Conscience de Tout devient Etre, où l’Amour total devient soi, où la Puissance de tout ce qui est devient libre de choisir… ». Ça résonne en moi, directement, simplement. Et cela me resitue à certains moments, sur ta terrasse, où… l’estomac noué, je faisais « quelques pas » pour ouvrir l’espace à l’Etre – comme tu me le disais… ! J’ai lu une première fois, et vais le relire, le livre de Satprem. J’y retrouve, intacts en lui, ce cri, ce feu. J’espère qu’il publiera ses carnets. Les « contours » qu’il donne, en attendant, laissent en quelque sorte sur la faim… Mais, il le dit lui-même, « c’est difficile à dire »… Comment traduire son expérience ? Je pense que ce que je voulais dire en évoquant mon « non détachement », c’est que celui-ci pourrait t’amener, non pas à me ménager, mais à taire par exemple certains de tes passages plus ou moins difficiles pour éviter de le solliciter ! (Lui et son bavardage intérieur !) Alors que, et c’est ce que je voulais souligner, d’abord je suis capable des bonnes et fructueuses distances, et ensuite… j’apprends !
Je suis contente du travail à venir, pour toi, au Matrimandir…
Vendredi
… Oui, j’avais interrompu la marche pendant ces jours d’adaptation à la suppression d’un médicament, avant un nouveau traitement simple et régulateur…
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