Lettres à Divakar jusqu'à 2005
… Oui je t’écrirai bien tout au rythme de mon travail. Je puis en tout cas te dire que s’imposent à moi, comme « mon » mantra quotidien, les mots de Mère dont je t’ai parlés sur la nécessité d’avancer ; et donc tout ce que tu m’as dit toi-même devant le Matrimandir. D’autant plus nécessaire ce Mantra que, René étant plus que jamais dans ce qu’il appelle son « marasme », il me protège, et peut-être me conduira-t-il à être plus efficace. Ce n’est certes pas simple, mais je mets le plus d’énergie possible et de simplicité à garder et élargir cette attitude, certainement plus riche que les regrets, et interrogations, qui donnent au mental une belle occasion de s’activer… ! Comme tu le sais à coup sûr, le déjeuner avec Christiane hier a été doux, fort, heureux. On est vraiment sur les mêmes plans, et avec Francis également ; ce séjour à Sincérité a resserré, précisé les liens et ouvert un plus grand espace. On en a parlé bien sûr, et du petit livre de Mère qu’on « expérimente » avec joie et certitude. Elle m’a apporté toutes les photos (qu’elle t’a envoyées je crois)… Je voudrais que tu me parles encore et encore de quelque chose que je ne « comprends » pas très bien (et Christiane non plus !) : en fait, ce n’est pas tant de compréhension qu’il s’agit, disons plutôt que je n’y vois pas clair, le Divin en l’homme, oui, le faire advenir, oui, mais l’Etre Suprême, qui serait en quelque sorte hors de l’homme, comme l’est « Dieu » ?... ! Alors que Mère ne cesse de dire qu’il n’y a ni Dieu ni religion ? Et en même temps nous constations, Christiane et moi, que cela ne nous embarrassait pas. Enfin voilà, ça nous rappelait en même temps nos échanges autour de la table de Sincérité, ou à l’ « Aristo »… ! Samedi
774
Made with FlippingBook flipbook maker