Lettres à Divakar jusqu'à 2005

apporter, mais qui est nécessairement altérée par la proximité inhérente à la situation d’un couple)…

… On communique par lettre avec Jean Yves, c’est très intéressant…

… T’aime fort ; embrasse Susan,

Colette.

***

Samedi 18-11-89

Aimé,

… Bon. Ta lettre : je suis très contente de ta mise au point à propos des Soviétiques ; je veux dire que cela m’a apporté une vue nettement moins courte que n’était la mienne ; entre autres, j’y voyais un bénéfice pour Auroville, égoïstement, sans penser aux déceptions par rapport à un idéal, éventuellement éprouvées par ces voyageurs en quête d’un « modèle » qui en effet n’existe pas… Et ta façon de définir Auroville comme une plateforme momentanée… pour un temps limité, est infiniment plus riche d’ouvertures et d’inattendus que de se laisser prendre par des impressions fallacieuses autant les uns que les autres : soit Auroville est un modèle, soit – puisqu’il ne l’est pas – c’est raté… ! Or la réalité est telle que tu la décris. D’ailleurs, et bien que ce ne soit pas la première fois que tu me dis ce que tu me dis cette fois sur Sri Aurobindo, j’ai décidé (certainement une question de mûrissement en moi), après avoir terminé mon travail écrit, de le lire : de le lire vraiment, et non pas un peu, au hasard d’un texte. J’aimerais beaucoup avoir terminé mon manuscrit à mon retour à Sincérité.

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