Lettres à Divakar jusqu'à 2005

comment, par exemple, cette ostéoporose – la porosité du squelette – se solidifierait ; mais probablement faut-il penser plutôt à une meilleure répartition de l’énergie, de muscles ? Tu me dis.)

Voilà pour aujourd’hui. Mais mes réflexions sur tout ce que tu as soulevé vont se poursuivre et je te dirai bien !

Je t’aime et je t’embrasse très, très tendrement,

Colette.

***

(Cette lettre est chronologiquement antérieure à la précédente, que Colette écrivit en plusieurs fois) Lundi 11-9-89

1 er jour de reprise du travail (bien) 16 h 15, après une orange pressée Au petit salon juste en bas, Mon lieu élu maintenant

Aimé,

… Je prends du temps pour t’écrire la lettre annoncée, en réponse à tes dernières questions et remarques… Aujourd’hui : je suis stupéfaite de ton intuition, de ton regard « entre les lignes » - et peut-être aussi de ce que j’y exprime sans le chercher… Je ne pense pas que je m’ennuie, mais je suis ennuyée d’assister à l’ennui profond actuel de René ; je ne trouve pas la vie pesante, mais pesante la démission actuelle de René – devant la « vieillesse », sa paresse aussi qui lui a fait couper pas mal de ponts… Cela m’attriste et je m’efforce d’être la plus proche possible de lui, tout en ne tolérant plus d’entendre ses plaintes à l’égard de la vie, exprimées, sans

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