Lettres à Divakar jusqu'à 2005

Tu t’en doutes, il ne s’agit pas de cela ! Je me vois mal avec ce courage qui me fait serrer les dents ! Par contre, je sais que je risque de perdre mes pistes si tous les « amis » me parlent – et parlent entre eux – de ma cruralgie. Le corps c’est aussi un secret, un dialogue entre toi et moi, et à plus forte raison avec cette puissance dont tu me parles, en Haut ! Et qui, elle, doit permettre un dialogue et une communication qui font sortir de cet espace clos que je veux défendre contre les vibrations et les projections des autres, les plus positivement et amicalement intentionnés soient-ils. Toutefois, une phrase de toi me met la puce à l’oreille : lorsque tu dis qu’en m’orientant vers cette Force, je pourrai établir plus consciemment une atmosphère autour de moi. Si l’on se trompe ainsi sur moi, en pensant que courageuse, vaillante, je serre les dents, ce n’est pas seulement du fait des visions et des valeurs personnelles de celui qui le pense, mais peut-être du fait que je ne sais pas me faire reconnaître, que je suis dans une sorte de porte-à-faux ? Et même avec René, sans doute, qui n’a pas tellement besoin de moi pour alimenter son ambivalence (!?), mais qui se sert de quelque faille en moi… Je t’ai répondu assez clairement je crois à propos de « l’ennui et de la vie un peu pesante » - sorte d’imprégnation par la dépression et la tristesse de René ; par le manque d’enthousiasme quant au départ dans le Midi, aussi je crois : pas envie de quitter si vite les Prévôts, d’abandonner mon travail, besoin de pause entre … les uns et les autres… Aussi une sorte de paresse à l’idée de changer d’atmosphère humaine, de rythme, de conversations… Quant à l’insatisfaction diffuse : je t’ai répondu en évoquant la lutte entre une énergie et l’obstacle du dos – raison impérative de travailler dans le sens que tu m’indiques… J’y ajoute aujourd’hui ce souvenir qui m’est revenu depuis.

746

Made with FlippingBook flipbook maker