Lettres à Divakar jusqu'à 2005

rapport à toi et moi : d’où, logiquement, eh bien il vient comme d’habitude ! Mais voilà : le Francis, qui aime et apprécie beaucoup René, n’en veut pas à Auroville ; il veut y être tranquille, sans les multiples relances et questions de René… ! Il veut profiter de votre présence l’un à l’autre, toi et lui. De plus – tout ça je le sais par Christiane – il attache une grande importance à ce que nous puissions nous retrouver tous les trois, toi – lui – moi, en présence et avec Christiane. Mais pas avec René. Somme toute, me v’là bien ! Je vais faire en sorte que tout s’arrange et j’y compte bien ! Je te tiendrai au courant. Simplement je ne sais encore trop quand je vais en parler à René ; j’aimerais m’en débarrasser le plus vite possible, mais le moment actuel me parait peu adéquat, René étant en pleine dépression… Souvent il lui arrive de me dire : « ça ne doit pas être drôle pour toi en ce moment ! ». Et en effet c’est pesant, oppressant. Quand je vais bien, comme en ce moment, ça passe, je me sens libre ; lorsque je suis, ou plutôt lorsque j’ai été en perte de vitesse – « coups de pompe », quelquefois une tension anarchique -, alors j’ai quelque mal à émerger, d’autant plus qu’il majore curieusement mes moments difficiles, et ça, ça m’est odieux ! Ceci dit, rassure-toi, je m’appuie uniquement sur tes recommandations, et je travaille sur tous les plans. Et je suis parvenue à atteindre une vraie présence libre en moi, pour reprendre contact moi-même, sans les pressions extérieures qui me sont insupportables, avec le rhumatologue qui m’a suivie longtemps et en qui j’ai confiance pour qu’en septembre on fasse les bilans qui me paraissent raisonnables. … J’espère que les conflits autour du Matrimandir s’apaisent ! C’est vrai : quand le mental pèse, cela devient comme tu dis une hypnose. Je suppose que ces conflits ont pour objet la coque ?

731

Made with FlippingBook flipbook maker