Lettres à Divakar jusqu'à 2005

d’autant plus qu’après l’envoi de mon télégramme René a réagi comme toi… Bon ! Un détail de plus : Francis, hier, me dit que lorsqu’il y a rupture des relations diplomatiques entre deux pays, l’Ambassade garde toujours un bureau – et au besoin, une Ambassade d’un autre pays se charge de régler les affaires de celle-ci ; mais ça, c’est sur place que Krishna peut le savoir. Que de complications ! Mais j’espère qu’on en arrive à bout. ... Je te raconterai plus amplement : Christiane qui connaît de longue date la façon de travailler de Roland Dumas – et par conséquent de son entourage – est convaincue que si tout aboutit enfin, c’est uniquement grâce à la lettre que j’ai adressée à Kessedjian. Elle dit que d’une part rares sont les personnes qui osent se plaindre de leurs mœurs sociales et qu’il a dû être surpris, et que d’autre part j’ai dû le toucher en atteignant un point malgré tout sensible en lui. Bref… je n’ai plus, moi, qu’à attendre !

… Avec toi,

Colette.

***

Vendredi 10-3-89

Aimé,

Je réponds à tes deux lettres, du 23 et du 28 (la Fête !). Tout d’abord, les billets – les miens et ceux de Jean Yves – sont confirmés. Alors on t’arrive, comme ça, ensemble ! … Le temps passe vite ; encore quelques courses. Et puis je travaille d’arrache-pied à mon texte. Comme je te l’avais dit j’ai traversé une période de creux par rapport à ce travail.

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