Lettres à Divakar jusqu'à 2005

On repère en lui des traces de « bourgeoisie » à l’image du milieu dans lequel il a vécu. Et c’est bien intéressant quand on est ainsi confronté à des styles, des modes d’éducation, des habitudes différents ; à cet égard, je suppose que sa fréquentation à la maison, et avec René, va lui ouvrir des voies plus libres. Aussi, un élément en lui que j’avais vite remarqué, et que René accepte maintenant de voir : un certain seuil « d’exaltation ». Et c’est à la ressemblance de René ! Ainsi est-ce assez positif que René s’en soit rendu compte, il y a quelques jours, après une conversation téléphonique. Il a dû se trouver comme face à un miroir. Ce qui l’a calmé, et lui permet d’entendre mieux non seulement ce que je lui ai dit, mais ce que récemment Ulrich a tenu à lui dire de son côté, - à savoir un certain risque d’en faire trop, comme d’habitude, « traînant » à toute allure Hervé ici et là, pour lui faire rencontrer Untel, lui faire donner tel conseil, etc. Le « risque », c’est qu’Hervé n’a guère besoin d’un autre niveau d’exaltation, de suractivité, car on perçoit en lui, recouvert par cela, une fragilité. René, lui, est plus costaud, même quand il alterne avec des périodes dépressives – sa manière, au fond, de trouver un équilibre. Voilà ! Et chemin faisant René ne cesse de faire allusion à ta réponse à l’apparition d’Hervé… … Le week-end prochain nous partons par le TGV à Avignon où Ulrich et Philippe nous attendront en voiture. Le but : voir la maison qu’ils viennent de s’acheter à 3 km de Saint Rémy de Provence… Leur idéal : que leurs amis puissent y venir à tout moment (ils ont aménagé pour cela un 1 er étage tout à fait indépendant). Je suis contente pour René qui aime le Midi et n’y va jamais. Pour moi : je vais peut-être trouver le lieu agréable, mais je ne suis pas sûre d’aimer les Alpilles et, de toute façon, le Midi de la France ce n’est pas mon élément…

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