Lettres à Divakar jusqu'à 2005

En fait, là où je me fais avoir – par moi -, c’est dans les périodes de surexcitation (qu’il vit d’ailleurs plutôt bien, lui). Tu me disais… que je craignais d’être « amalgamée », faute d’affirmer en quelque sorte ma présence. Je me suis en fait rendue compte que ce que je craignais le plus, dans ces moments, c’est de n’avoir plus la place pour m’exprimer – et avec des mots qui seraient du rien, comparés aux mots exaltés de René… Je résume évidemment beaucoup, mais c’est assez proche de ce qui se passe. Or, j’ai vu de façon précise comment sortir de mes pièges ; ça m’a rassérénée tout d’abord, puis je me suis dit que c’était une « bonne » voie, mais réactionnelle. Après quoi j’ai pris la « décision » de retrouver et de découvrir la voie que tu sais, pas réactionnelle mais libre. C’est alors que j’ai bien vu combien, souvent, l’idée d’une décision est somme toute illusoire dans la mesure où le travail précède la décision. Tant et si bien que je me replace dans la trace de cette méditation au Luxembourg… pour trouver doucement la suite… Pas facile d’exprimer tout cela, d’autant qu’il y aurait beaucoup plus à en dire. J’espère que j’ai été relativement claire ?

… Je pense à toi, et mes promenades je les partage avec toi.

Je t’embrasse tout plein. A tout à l’heure,

Colette.

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