Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Depuis hier je suis en train de réfléchir à la manière d’organiser les choses pour réussir aux moindres frais – c’est-à-dire en gênant peu les patients – à me ménager de temps en temps une demi-journée… pour travailler. Mais sans le dire à la maison, sinon René ne pourrait absolument pas s’empêcher d’intervenir de toutes les manières possibles ! … Je crois que cette solution ne me déplaira pas : heures de travail libre entrecoupées d’une tasse de thé au bistro… plus… une cigarette, car je recommence à avoir cette envie qui n’ira d’ailleurs jamais bien loin… … Zut, j’oublie : t’en parlerai la prochaine fois (en fait, un mélange est là aussi), mais René attendait tes commentaires sur son texte !
Avec toi, fort et plein de tendresse,
Colette.
***
Les Prévôts, le 10-8-88
Aimé,
Je m’avise soudain que voici ma dernière lettre que, je l’espère, tu recevras à temps avant de me recevoir, moi, dans les bras… … De Paris sous les averses quotidiennes, je n’avais pu imaginer qu’ici c’est la sécheresse depuis avril : les pelouses sont sèches, les arbres ont l’air de pleurer – mais ils sont quand même solides. Et il a suffi l’avant-dernière nuit d’une petite pluie pour voir se redresser les marguerites et les larges feuilles du figuier.
674
Made with FlippingBook flipbook maker