Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Peut-être les avais-tu depuis pas mal de temps déjà ?
… A tout bientôt,
Colette.
***
Lundi 25-7-88, les Prévôts
Aimé,
J’ai reçu hier ta bonne lettre du 13 ; je suis vraiment contente que tu aies retrouvé Samuel, ce que j’espérais et prévoyais en le revoyant. Je vous vois clairement partant en ville à la recherche d’un éléphant ! C’est plein de … gentillesse ! … Entre ma dernière lettre et notre arrivée aux Prévôts j’ai eu le temps de chiper à René, qui l’avait pris de l’air ambiant, un virus qui court les rues ; et j’ai dû entreprendre une bonne bagarre avec une laryngite – quintes de toux diaboliques en pleine séance avec les patients, rhinites, etc., jambes flageolantes et tout et tout. Et cela m’a donné une fois de plus l’occasion de constater qu’un rien suffit à perturber le corps, mais qu’un rien aussi suffit à sa reprise. Mes premières marches ici étaient plutôt difficiles au démarrage, de quoi y renoncer, mais j’ai tenu bon ; et j’ai eu une véritable surprise à la troisième de ces marches, d’avoir franchi sans m’en rendre compte une grimpée sur le chemin du retour… Le souffle a retrouvé un bon rythme. … Dans un mois, empruntant une autre voie que « nos passages secrets », je passerai des Prévôts à Sincérité ! En priant le ciel d’ici là pour qu’il n’y ait pas de grèves
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