Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Pentecôte ; on a accepté. Et c’était bien : nous avons été à la fois ensemble et très indépendants ; et j’ai bien travaillé pour moi. Si je te raconte cela c’est pour pouvoir ajouter les mots d’Ulrich hier soir chez Guite : la Bretagne, cette côte, la Rance, tout cela leur plait infiniment, « mais pour moi » a- t-il dit, « cela aurait pu être n’importe où ailleurs, c’est la maison, cette maison… ! »… … Quant aux Ebihens… des tapis de boutons d’or, de jacinthes sauvages, d’aubépines des sables, et des ajoncs doubles… je les ai vus et regardés avec toi. … Francis qui est ici pour quatre jours me dit que Patricia l’amie de Jean Yves part le 5 juin pour un mois à Auroville (j’espère que tu as reçu sa lettre), et qu’elle peut se charger d’un paquet… … J’imagine la saison des jasmins… Je t’aime et je t’embrasse beaucoup, beaucoup. René aussi t’embrasse ; il vient de terminer son texte et se prépare pour le Colloque !...
Colette.
***
Samedi 4-6-88
Aimé,
… Et à présent tu ne me diras pas que la vie ne s’agence pas curieusement à certains moments… ; vendredi, il y a huit jours, René étant à son Colloque et Francis n’ayant rien fixé pour lui, nous avons déjeuné à la maison tous les deux, et le soir il m’a emmenée dîner… à Montparnasse… ; en rentrant bras dessus bras dessous abrités sous un étroit parapluie, on s’amusait à l’idée que nous n’avions pas fait de repas en tête à tête depuis 30 ans ! En tout cas on a parlé de beaucoup de choses, c’était agréable et intéressant.
663
Made with FlippingBook flipbook maker