Lettres à Divakar jusqu'à 2005
seulement prononcer le mot « conscience », qu’il dit ne pas comprendre… Si bien que Francis a défendu l’idée d’un « Soi–Conscience » avant toute évolution vers la Conscience – il s’agissait à ce moment-là de la discussion autour des cellules qui phagocytent les cellules mortes, et aussi de ce que René tenait à appeler « l’intelligence » des cafards qui… envahissent la cuisine à Paris ! J’ai parlé alors de la « prise de conscience » psychanalytique, et aussi de la Conscience pour Aurobindo. Ce travail avec Francis a intéressé René ; après quoi, et encore aujourd’hui, il est déprimé et incapable d’écrire : cela « ne l’intéresse pas » ! Bon, je t’écris une autre lettre et continuerai un peu ce chapitre, pour que tu aies d’autres éléments… T’aime,
Colette.
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Lundi 2 mai 1988
Aimé,
… C’est tout gentil de me dire que tu penses à ma fête, et ces pensées m’accompagnent dans la douceur ; et déjà, sans le connaître encore, ton « petit cadeau » me rejoint… … J’ai écrit à Suzanne ; le lendemain elle m’appelait, soulagée d’un poids manifestement ; contente, et me chargeant de t’embrasser. En fait, non seulement elle est revenue ici en pleine dépression et obligée de consulter rapidement son médecin traitant, mais elle dit avoir été déprimée pendant tout son séjour à Dana – d’où d’ailleurs elle est partie une semaine plus tôt que prévu.
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