Lettres à Divakar jusqu'à 2005

connaître le nom de l’auteur de votre tableau et pouvoir acheter quelque chose de lui… ! »… C’est drôle le monde, hein !?

Mardi 19

… Ainsi tu en restais à ta réponse du 30, très claire, quant à ton voyage lié à une nécessité de ton côté… et tu stoppais l’enchevêtrement de nos lettres entrecroisées… Voici en tout cas de quoi tout clarifier enfin : j’ai mes billets : j’arrive à Madras le 28 août ; René le 11 septembre ; et nous repartons le 26 septembre. Gentiment tu me dis que si cela me semble long d’attendre jusque là, on reparlerait de ton voyage. Bien sûr, c’est loin ; mais s’il n’y a pas nécessité pour toi, ça va aller. D’abord on s’écrira… beaucoup. Et puis tu n’as aucune idée de ce que m’apporte la vue des billets, là, sur mon bureau : enfin un projet qui tient, qui est à sa juste place, qui répond de toute évidence au Chemin. Jusque là, l’impossibilité de faire un vrai projet qui tienne – et ça ne me réussit pas ! -, qui ne me donne pas l’impression perturbante de vouloir faire rentrer à tout prix tout dans une boîte trop étroite, ce qui était le cas quand on a failli choisir mars… Je voulais te raconter les hésitations, contradictions, doutes, complications, complexités de ces derniers jours – plus les pensées paradoxales, incertitudes et affirmations de René oubliant tout de surcroît d’un jour à l’autre… ! Une sorte de petit tunnel, quoi ! Bref : mars, c’était trop tôt (Pâques est très tôt cette année) ; il est mieux que René aille quelques jours à la montagne ; il est mieux que je prenne peu de jours cette année, pour ces patients qui terminent leur analyse en juillet – surtout que l’an passé j’ai dû arrêter d’avril à juillet, puis les vacances d’été ! Et puis quelque chose me soutient énormément, outre le fait que cette attente est exceptionnelle, et que je reprendrai

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