Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Mardi 28-7-87
Aimé,
Nous voici donc aux Prévôts depuis vendredi matin, avec un temps bien médiocre, mais ça ne fait rien. Pour éviter un long trajet en voiture nous avons fait le voyage en deux étapes, avec un arrêt à Laval. Une belle ville, du moins la vieille ville dans laquelle nous avons marché pendant une heure… … Le soir, au retour à l’hôtel, j’ai rencontré cette difficulté : un point dans le dos (toujours le même depuis des années) qui fait que je ne peux plus faire un pas, et puis ça passe ; mais dans ces moments il faudrait que je puisse me coucher par terre ! Alors je m’arrête et essaye de respirer selon tes conseils. Autre exemple, analogue à celui que je t’ai donné récemment : l’autre matin, marche d’une heure dans la campagne – je connais bien les lieux et ce qu’ils représentent pour mon rythme ; à la fin, il y a d’abord une fatigue des reins, puis de tout le dos. Ce jour-là il était évident que je ne marcherais plus de la journée ; nous sommes donc allés en voiture jusqu’aux Ebihens pour voir une petite plage à marée basse que nous ne connaissions pas encore ; et là, quelques pas… et j’ai marché facilement pieds nus sur le sable pendant près d’une heure encore… ! Le lendemain, fatigue. Alors, je ne sais trop quoi penser ou faire, je me demande si le mieux, actuellement, ne serait pas que je fasse plusieurs petites marches ; qu’en penses-tu ? Plus les asanas que tu m’as indiqués ?
Le jardin est beau, les arbres sont magnifiques, le chêne de la haie a dépassé le tilleul, le buisson de millepertuis est
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