Lettres à Divakar jusqu'à 2005
6-5-86
Aimé,
… Contente que tu aies enfin reçu le paquet, et ravie de ton mot « rimbobolantes » à propos des clés !
Anandi : justement je me proposais de te faire part de mon souci ; il y a bien une bonne dizaine de jours elle m’a appelée au 27 ; j’étais avec un patient, et comme toujours dans ce cas-là, je demande que l’on me rappelle à tel moment ou que l’on me donne un numéro où je puisse, moi, appeler ; elle et moi convenons qu’elle me rappellera à 13 h. Or j’ai attendu un bon moment ici, mais rien. Ni non plus au 14. Depuis, rien non plus. Bien sûr je peux penser qu’elle a eu un empêchement, ou qu’elle n’est plus en France, et qu’elle m’appellera plus tard. Mais je crains toujours… qu’elle se soit vexée ; il me semble que les Aurovilliens oublient les exigences du travail fixe et contraignant ; toujours est-il que je serais peinée qu’il en soit ainsi avec Anandi. Alors, dis-moi quand elle rentre à Auroville pour que, si elle ne m’appelle pas d’ici là, je lui écrive ; d’autre part je comprends qu’elle devait me remettre une enveloppe de ta part… et je ne l’ai pas ! Dis-moi ce que c’était… … Pour mon travail : tu as raison. J’ai dû ces jours-ci arrêter pour m’occuper de courses et papiers divers, et je sens que c’est bien d’avoir interrompu ce fil quotidien, pour pouvoir découvrir cet autre fil que le premier trop organisé en effet risque de recouvrir. … Oui, les gros tamanoirs, et aussi les gros fourmiliers, dans les livres d’Histoire Naturelle, si je pouvais, j’en mettrais un dans la soute à bagages la prochaine fois… Je te comprends ô combien : les insectes et moi, tu sais… !
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