Lettres à Divakar jusqu'à 2005

Je suis contente de ton geste, de ta participation à la solution des nouveaux problèmes aurovilliens… enfin, oui, on verra… et je trouve l’idée très belle que ton texte soit ainsi en compagnie d’autres dans un lieu d’accueil… Quant à la question que tu te poses concernant ce quelque chose que tu n’aurais pas compris… je n’y crois guère. Il y a en effet une telle généralisation de quelques attitudes, presque des prototypes, en des circonstances variées, un tel poids sur la collectivité, que seuls, pour l’instant, quelques individus sont en mesure d’émerger du chaudron ! J’ai tout à fait assimilé ce que tu me dis aujourd’hui sur le rapport entre conscience et compréhension du mental privé et les nouveaux mouvements qui peuvent s’établir…

… Plein de baisers à ajouter à ceux de tout à l’heure,

Colette.

***

Les Prévôts, Dimanche 30-3-86

Aimé,

Jamais je n’ai vu le ciel déverser avec autant de constance une pluie dense et froide, à quoi s’ajoute une tempête entêtée, mais ça ne fait rien, la maison est si gentille et belle ! Francis et Christiane sont arrivés vendredi soir. Ils sont bien ; Francis peine toujours pour monter les escaliers, mais il dit que sa vie est transformée depuis qu’un kinésithérapeute lui a appris à respirer complètement… ; quant à sa pensée, elle est toujours aussi disponible et vive.

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