Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Il voulait me dire qu’il était malheureux de n’avoir pas pu nous voir plus souvent, qu’il aurait aimé se libérer de Dana, parler avec nous plus longtemps ; il m’a demandé de tes nouvelles… Je pense à sa passivité, bien sûr, mais j’ai apprécié cet appel.
Voilà pour ce jour. A tout à l’heure.
Et je vais te dire les choses, les mêmes choses : je voudrais tout faire, tout offrir, pour que tu sois au plus près de ce à quoi tout ce que tu es, peut et doit aspirer…
Je t’aime,
Colette.
***
11-2-86
Aimé,
Il y a deux jours ta si gentille première lettre.
Alors tout de suite : tu n’avais pas à « t’excuser », non ! (et d’ailleurs tu l’as fait une fois, au début)… Moi aussi j’aime et apprécie le « silence et l’espace » qu’il y a entre nous, l’un et l’autre si pleins. Et j’ajoute deux choses : L’une, sache combien j’ai été sensible à l’immédiateté, la clarté, la précision, et la présence que contiennent les réponses que tu donnes lorsque tu es « sollicité ». C’est une chose très précieuse. Et rare : car, d’ordinaire, du moins selon mon expérience des autres, s’il y a peut-être (encore que…) une certaine
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