Lettres à Divakar jusqu'à 2005
(Après son séjour à Auroville) Lundi 27 janvier, 12 h 30
Aimé,
Non, je n’en reviens pas, l’aérogramme qui recommence ! Je t’écris à quelques centimètres de « notre » merveilleuse améthyste : c’est tellement gentil de me l’avoir ainsi offerte. Bon ! La maison était accueillante, toute fleurie – et même ici au 27 – par les soins d’Aniela et d’Odile. Mes rapports avec le compagnon René peuvent être gentils, au-delà j’allais dire des apparences, plutôt de certaines incompatibilités que l’orientation que tu m’as indiquée peut, à coup sûr, m’aider à dépasser. Cela dit : Dieu qu’il est difficile, mais difficile de te quitter ; de quitter Sincérité, la maison (les maisons), et maintenant Forecomers. Pourtant je dis – et c’est absolument vrai – que toi, bien évidemment, et puis Sincérité, Forecomers, sont en moi, intégrés, présents. Alors ? Alors, tout cela appartient quand même au délicat travail du cœur. Retour long et assez fatigant. Je suis néanmoins contente d’avoir rencontré (à l’escale à Bombay) Alain G. et sa femme : charmante quand elle ne fait trop longtemps ni trop souvent la petite fille avec son mari ; je dirais aussi : « caressante » avec les femmes, et je me suis demandé si cela ne venait pas de tout ce passé où les femmes vivent beaucoup entre elles ? Alain nous a promenés en voiture dans presque tout Bombay, y compris, comme tu le souhaitais, à la tombée du Le travail facile, ce matin.
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