Lettres à Divakar jusqu'à 2005

Et puis… c’est un peu de toi, par procuration, qui regardera ! Mais, j’arrête là ces remarques, sinon, tu vas voir, je vais fondre en larmes… comme tu m’as déjà vu, pas vrai, dans ce mode d’expression spontané ! … Et maintenant, Dominique André. D’abord, pour des raisons matérielles d’une part, et parce que d’autre part il dit que la conversation qu’il a eue avec moi l’a déjà beaucoup aidé (?), cette fameuse psychothérapie, qui n’en aurait pas été une, n’aura pas lieu. Il est venu me voir pour ça ; j’ai répondu à sa demande, mais prudemment. C’est lui qui a appelé ça, qui a eu besoin d’appeler ça psychothérapie (comme Elie qui se « vante » de faire une psychanalyse !)… Est-ce que moi, en t’écrivant, j’aurais par… rapidité utilisé ce mot ? Je ne dirige pas les gens, comme ça, vers ce genre d’aventure que je ne considère pas du tout comme la panacée ! Cette doctoresse à qui j’avais pensé pour lui n’a pas du tout ce genre d’attitude ; simplement elle ne l’aurait justement pas laissé se raconter ni s’étudier. Et d’ailleurs la psychothérapie ne favorise jamais cela ! Bref, il a vu Paul deux ou trois fois. (Rectifie peut-être un peu les choses auprès de Soaz !) Quant aux médicaments, hyper doux, j’ai toujours pensé que dans certains cas aigus, ils pouvaient permettre de faire sur soi, et en soi, le travail nécessaire que la panique ou l’angoisse rendent précisément impossible. Mais, bon, j’ai eu tort. Pour plusieurs raisons. J’ai vu Dominique A. toujours rapidement et dans des moments de débordements. A vrai dire je n’aurais pas dû m’en mêler. Ça crée plus de malentendus qu’il n’y en a déjà en lui.

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