Lettres à Divakar jusqu'à 2005
René veut absolument emmener Fournel au Moulin pour qu’il voie tout cela qui est l’une des meilleures manières de dire à quelqu’un ce qu’est Auroville dans sa réalisation concrète, son animation, sa terre. Et moi, cela m’a fait oublier, ce jour-là, l’âpreté et l’obscurité des obstacles, des divisions, et tout… Et puis il y a de bien belles photos de toi, des maisons, du jardin qui semble toucher beaucoup Klara et Dominique… comme dit Klara, « il a le sens de la Beauté » en parlant de toi… … Je finis ma lecture du livre de Satprem. Sûrement j’aurai d’autres choses à t’en dire. Je ne peux pas ne pas penser à certaines correspondances avec mon travail… … Dominique André : je l’ai vu hier un bon moment. Ça ne va pas fort : panique, angoisse, regrets, culpabilité…, il se demande pourquoi il est parti, d’autant qu’il avait des possibilités de travailler. Le tout raccordé à d’anciennes angoisses, etc. Et pourtant, physiquement, il donne une image beaucoup plus claire qu’à Auroville, les cheveux plus courts et plus soignés, une barbe discrète… Bref, rien n’est possible, aucun « entendement » tant qu’il vit, pour tout, dans cette panique. Je l’oriente donc vers cette doctoresse à qui j’ai adressé, via Paul, Elie, qui va beaucoup mieux. Une émission vertigineuse l’autre soir à la télévision : les physiciens disent que, bientôt, ils vont pouvoir voir le point zéro, le « big bang » d’il y a des milliards d’années, l’explosion d’où est sortie la planète et tout le système (je ne sais plus son nom)… Une lettre d’Aruna, qui me dit qu’elle pense, et n’est pas seule à penser, que ta « scène publique » a été utile, qu’elle a soulagé plusieurs Aurovilliens, qui sans doute prennent
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