Lettres à Divakar jusqu'à 2005

Ecoute, te voilà donc engagé dans ce type d’action que je trouve, tu le sais, justifié et nécessaire. Je comprends tout ce que tu vis à travers ce « drôle de travail » qui te demande courage, présence, persévérance. Mais c’est le vrai chemin et, comme tu le dis, tu dois, quoiqu’il en soit, poursuivre cette démarche. « Quoiqu’il en soit » : oui, absolument ; et là, je te renvoie à ce que tu appelles ton petit lexique, et dont j’ai très bien compris et situé les trois points (contact – contact réel – relation). Tu dois rester toujours au niveau de cette « Lettre Ouverte » (enfin, enfin quelqu’un qui s’adresse à tous les Aurovilliens !), même lorsque le « contact » que tu as déjà obtenu, et ceux que tu obtiendras encore, auront l’air de se laisser occulter. Car, lorsque par ta persévérance il resurgira, il sera plus conscient en effet. J’ai été d’ailleurs frappée : les personnes qui ont été touchées par ton message, en ont été heureuses, dis-tu… quel enseignement ! Les gens ont besoin de ça, qu’on leur montre, qu’on leur dise, qu’on les fasse sortir de leur inertie. Te défendre, c’est défendre Auroville. Et cela me rappelle l’irritation dans laquelle m’avait plongée un passage d’une lettre de Barbara, disant « c’est une résurgence du fascisme ». Et je lui avais répondu illico : « non, non, ce n’est pas une résurgence : il est là ! ». D’autre part, quelque nom que porte la réalité, il est toujours économique et fructueux de l’appeler par son nom, pour soi-même, pour éviter les détours et les coupages de cheveux en quatre…

Bien sûr qu’Auragni va bien ! Bien sûr que c’est une invention de Diane !

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