Lettres à Divakar jusqu'à 2005
un soutien réciproque pour elle comme pour moi de partager nos communes pérégrinations auprès de René
… Alors, moi. Eh bien, au-delà de ces épreuves, le travail marche bien sur tous les plans ; il n’est pas question que celui-ci soit atteint. C’est parfois difficile, il faut justement savoir le reconnaître, et respecter ce qui doit concourir à maintenir et à faire évoluer sa propre indépendance, liberté, autonomie. En cela, tu ne peux savoir combien tu m’es indispensable ! Allez, je vais essayer d’ouvrir l’espace, pour te libérer de ce poids que je mets ainsi sur tes épaules ! Mais comment trouver les mots pour te transmettre toute cette liberté dont ma référence profonde et constante à toi est empreinte. Mon chemin passe par toi, mais il devient en même temps le mien pas à pas. Je voudrais ajouter ceci que j’ai peu l’occasion d’exprimer : il est certain que je dispose d’un capital de sérénité (le mot est celui employé fréquemment par ceux qui éprouvent ce sentiment à mon contact)… Pour ne pas bêtifier, il est évident que j’ai connu des hauts et des bas, que je me suis égarée ; cependant il y a ce noyau en moi, que je reconnais bien, qui a d’autant plus facilité le travail de conscience. Si, avec mes patients, j’insiste au bout d’un certain temps pour les dégager de la pente habituelle devenue un alibi - « mon père, ma mère, mon éducation, etc.… », il n’en demeure pas moins que ce départ dans la vie a de sérieuses résonances ; et il est vrai que mon enfance et mon adolescence ont été un étayage constructif que je sens toujours présent. L’adolescence justement, réputée une période très difficile, essentiellement pour les garçons ; un jour, j’aimerais bien que tu me dises ce que tu ressens, maintenant, de la tienne. … Je suis toujours étonnée par ces manifestations de sincère amitié que j’ai rencontrée à Auroville ; au milieu de conflits qui ne manquent guère depuis le début pourtant. Plus
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