Lettres à Divakar jusqu'à 2005
surgissent soudain, je m’aperçois de ceci : dans les rêves où je suis « abandonnée », « oubliée », il se trouve que c’est l’Autre qui disparaît et donc est perdu ? D’autre part : ne serait-ce pas moi qui me parle à moi-même ? Là, il y a un travail à faire ! Et enfin, et enfin… il y est question de mes réactions à René. Et de cette question que je te pose à Sincérité, que je me pose : « à ma place Christiane réagirait autrement ». Après un temps de concentration, tu me réponds : « oui ». Et nous pensons qu’il y a en elle « quelque chose de plus fort ». Quoi ? Dans le cahier j’ai retrouvé deux lettres de Christiane à qui j’avais posé la question. Elle ne sait pas bien, ou n’ose pas savoir. Du coup, je viens de lui téléphoner pour lui rappeler tout cela. On ne sait toujours pas, mais c’est possible… Une chose est sûre, le chemin pour atténuer ces réactions, pour ne pas perdre d’énergie comme tu me l’as dit, s’est présenté à moi, peut-être transitoirement, mais il m’a réussi : c’est de ne pas donner prise aux réactions à retardement ; il est préférable que je réponde sur le champ, plutôt que laisser place à de petites ruminations qui, d’ailleurs, ne sont pas dans mon style structurel… Là encore, là aussi, que d’aide tu m’as apportée !…
Colette.
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