Lettres à Divakar jusqu'à 2005
n’en sera pas perturbé dans cette tranquillité qu’il vient de connaître.
… Voilà. S’il ne pleut pas je vais poster cette lettre à pied jusqu’au bourg… Plein de baisers et de tendresse, plein de pas près de tes pas…
Colette
***
Mardi 1 er 9-98
Aimé,
Plus que 8 jours… Te souviens-tu de ce beau château, d’une grande sobriété, Vaumadeuc, où nous avions dîné après un périple de quelques jours avec Marie Françoise, pour nous récompenser des économies que nous avions faites ?… Nous y sommes allés avec Guite : quelle belle redécouverte… … Guite est, d’une certaine manière, assez pesante ; c’est injuste : son amitié, sa « bonne volonté » naturelle sont évidentes ! Justement, la bonne volonté c’est un peu lourd ! Mais ce qui gêne, c’est sa passion pour les discussions sur la politique, d’autant plus qu’elle y montre un certain « bornage » ; c’est une grande partie de sa vie avec tous ses amis – ce que j’appelle un déplacement, c’est-à-dire qu’elle met dans la politique une énergie inemployée ailleurs. Et moi, dés que ces discussions arrivent, c’est un drôle d’effet : une chape de fatigue qui me tombe dessus ! Quant à René, ça le rend violent vis-à-vis d’elle ; la malheureuse, il lui balance de ces trucs que j’en ai l’estomac serré ! Mais elle a une ligne d’opinion envers les hommes dont elle ne s’est jamais départie : c’est eux les intelligents, les supérieurs !
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