Lettres à Divakar jusqu'à 2005
(réellement imprimée en moi) que je garde de ces chants védiques est totalement liée à leur inséparabilité d’avec les dessins qui les traduisent. Que ton regard critique, toujours nécessaire par rapport à toute entreprise ou création personnelle, te fasse entrevoir ce que tu aurais souhaité, ou souhaiterais réaliser, ne réduit en rien l’effet, c’est-à-dire l’incarnation que ces dessins permettent : « je » ne suis pour presque rien dans cette sensation ou cette vision… … Une évolution se fait jour : par exemple après m’être dit que je ne vois guère comment je pourrais exprimer certaines idées qui marquent mon cheminement psychanalytique à partir de deux « cas » forcément circonscrits, je commence à penser que le chapitre introductif pourrait me le permettre. Après quoi je me dis : « mais quoi, un livre… un livre de plus !!! ». Or, c’est une fausse question, justement. La seule qui soit justifiée, c’est de savoir si j’en serais capable. Je t’ai dit ma « lucidité » quant à mes manques. Mais si j’y parviens, ce ne sera pas un livre « de plus », mais une expérience personnelle, un petit caillou blanc à ajouter à tous les autres, certes, mais avec sa voix et sa voie propres…
Colette.
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Mardi 24 mars 98
Aimé,
Eh bien me voici depuis peu en douce compagnie : à deux jours d’intervalle, tes deux lettres du 22-2 et du 5-3, la première ayant mis 23 jours de voyage… ! Et, aussi, en compagnie de tes réponses à mes questions concernant Mère et Aurobindo puis de l’occultisme.
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