Lettres à Divakar jusqu'à 2005

absolument rien de médiocrisant ( !), ni de petit : elle a du sens pour moi. Cet appel entre eux, ce don immédiat de Mère, cet engagement également immédiat (le mot est important, cette immédiateté étant le signe d’une re- connaissance entre deux êtres) les a-t-elle menés, pendant un premier temps, à vivre une vie – exceptionnelle à coup sûr – physique, charnelle ? Pour, ensuite, la dépasser, mais après en avoir fait l’expérience ? Ou bien cette expérience était-elle d’emblée « sublimée » (en retirant à ce mot son côté idéalisateur, souvent incompris) ? Requise par un travail plein de réels et de réalités contenant tout et dépassant tout ? (Dans ma prochaine lettre j’aurai à te poser la question de l’occultisme)

… Je me tiens au calme ; ça parle trop partout, alors je garde solidement mes repères, à bonne distance...

Colette.

***

Lundi 23 février 1998

Aimé,

Tout d’abord : la joie de Christiane à la vue des photos de la maison ! (la maison que je terminais de construire pour Jean Yves, Aurevan et Patricia, à Sincérité) . J’insiste, ce ne sont pas les seuls mots qui l’expriment, mais le ton. Elle est vraiment heureuse. De plus, Francis lui a quasiment arraché le téléphone des mains pour me dire ceci, à te transmettre : « cette maison porte la marque de l’amour ! »… J’en suis très heureuse pour toi, tu t’en doutes ! Avoir réussi une telle réalisation, une telle transmission au-delà des obstacles créés par les destinataires de ce lieu, c’est une bien belle preuve !

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