Lettres à Divakar jusqu'à 2005
(Après son séjour à Auroville) Lundi 2 février 1998 (sur papier rose saumon)
Aimé,
... Une couleur un peu hardie ? Mais je n’ai plus d’autre papier à lettres. Juste pour te dire – avec entre ces lignes mille et mille choses contenues dans mon cœur – qu’on est bien arrivés. Il restait bien peu de monde dans le petit avion Londres Paris, du moins venu de Madras, si bien que nous avons eu nos bagages en cinq minutes. … Et 5 degrés, après le sauna de l’aéroport, ça change ! … J’ai aimé la route à tes côtés… Un mélange de tristesse bien sûr, mais empreinte de tranquillité parce que j’avais dépassé quelque chose d’agrippé au centre du corps, quelque chose comme une « erreur », puisqu’il n’y a pas d’éloignement justement, pas de distance, pas d’interruption. C’est cela qui m’a aidée : de comprendre, de voir presque, l’erreur ; du vital ? De l’inconscient ? Du mental physique ? … Il est 17 h et j’ai eu ce matin 3 patients, + 1 tout à l’heure et 3 autres dans les heures qui viennent. Un peu dur, mais c’est cependant la meilleure formule que de reprendre tout de suite.
… Je suis contente que ces jours avec René se soient passés avec souplesse et proximité.
… Avec plein de tendresse vivante……
Colette.
***
1278
Made with FlippingBook flipbook maker