Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Seconde réflexion, que je crois très concrète et juste : il me parait essentiel, lorsqu’on est ainsi amené à se poser certaines questions liées à des situations apparemment de transition, d’évaluer le rôle – caché et visible, trop visible peut-être – des évènements extérieurs. Ce n’est sûrement pas facile, étant donné que l’on est à la fois l’individu et son versant collectif si je puis dire ; que l’on est hors de ces évènements et dedans ; opposé à ces évènements ; ne partageant rien de ceux-ci ni des gens ou groupes qui les provoquent et les entretiennent, et donc, en un sens, entravé par cette obligation même de se situer par rapport à eux… Je m’arrête là, non par peur … du pavé, plus du tout, mais parce qu’il me faut, pour moi-même, éclaircir ces réflexions. Alors : … je suis bel et bien un peu affolée. Toutes ces choses que je te raconte venaient, serrées dans ma tête, et ça donne une fois encore ce sacré pavé ! Lis-le tranquillement, et relis-le une fois, car ces choses sont intéressantes quand même, non ?!
Je t’embrasse fort,
Colette.
***
Le 2-12-97
Aimé,
Alors j’ai tes deux lettres du 9 et du 19 … Ah vraiment – et comme d’habitude d’ailleurs -, je ne serai tranquille, apaisée, que lorsque je serai à tes côtés dans la voiture nous menant à Sincérité ! Voilà-t-il pas que la météorologie se met de la partie précocement : brouillards, neige, qui empêchent les avions de décoller d’Orly – Orly, d’où je pars
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