Lettres à Divakar jusqu'à 2005
capital sera fort utile le jour où je ne travaillerai plus. ( Exerçant une « profession libérale », Colette ne pourra compter sur aucune retraite) A ce moment-là, si … Dieu nous prête vie encore longtemps, il faudra que nous vivions plus modestement, car jusque là nous ne nous privons guère ! C’est pourquoi, avant que je ne sois amenée à réduire puis cesser mon activité, ça vaut la peine que, toi, tu ne retardes pas le dentiste, c’est quand même important ça ! Et donc que tu me renseignes sur ce qui te manque…
… Nous partons mercredi prochain pour deux jours à l’île Bréhat…
… Ana … a téléphoné à Paris, où Paul lui a répondu, et elle lui a dit qu’elle allait bientôt rentrer à Auroville… ; ainsi … c’est peut-être toi, sous peu, qui pourra me dire où elle en est… !
De ma vie actuelle, et de toutes mes autres vies… je t’envoie le plus de tendresse possible, pour toujours…
Colette.
***
Le 23-8-97
Aimé,
Avant-hier après-midi, retour de notre petit voyage à l’île de Bréhat. René ayant retrouvé son flair pour les itinéraires les plus beaux, cela a été très réussi. D’abord, à l’aller, des kilomètres de falaises, plus hautes que Fréhel ; puis un déjeuner sur une plage entourée de petits monts dans le seul hôtel, avec un soleil plutôt torride. Et, avant d’arriver à Bréhat, deux merveilles du Moyen Age, qui resteront longtemps dans notre souvenir : une chapelle et
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