Lettres à Divakar jusqu'à 2005

n’a pas été mauvaise conseillère ; et d’ailleurs ce dernier coup de téléphone n’a laissé apparaître aucune gêne, ni aucun regret ; au contraire. Quant à Xénia… c’est curieux, ces choses : la veille même de ta lettre je disais à René qu’après tout nous ne savions rien de sa propre attitude à l’égard d’Ana. Ce qui me le faisait penser c’est un simple détail, apparemment insignifiant, mais peut-être perspicace indirectement : elle, me disant qu’Amrita avait beaucoup de fièvre, et Ana précisant par la suite qu’elle n’avait jamais eu de fièvre… Cela dit, difficile d’avoir une juste appréciation dans ce genre de situation embrouillée (et par exemple cette histoire de part d’héritage). Bon. J’ai bien compris ce que tu me dis d’Ana ; j’en suis, encore une fois, contente ; et peut-être qu’en effet ce voyage et ces péripéties auront-ils la vertu de casser l’engrenage dans lequel elle est en partie prise depuis pas mal de temps sans doute. … Que je te raconte : (1) en février dernier j’ai envoyé une lettre particulièrement claire, et bien faite, à la British Airways avec le détail des déplacements remarquables dus à leur incompétence . (Perte de bagages lors de la dernière visite en Inde de René venu retrouver Colette à Auroville) (2) Avec un certain retard (la bureaucratie), réponse d’une secrétaire parlant de « l’incident » dont elle s’excuse, et proposant de nous rembourser les quelques vêtements sans doute nécessaires durant cette période de récupération du bagage, à condition de lui adresser les justificatifs de cette dépense. (3) Je râle intérieurement ; puis après un temps, je pense que cette réponse est inadmissible, et avant tout par cette chose que je ne peux supporter : l’incorrection… (4) J’adresse alors à la Direction, par recommandé avec accusé de réception une lettre (de nouveau très bien faite !) reprenant les termes de leur réponse, soulignant que le mot « incident » prouvait, d’une part, que ma 1 ère lettre avait été

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