Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Trois mots complémentaires et inséparables. Exigence, ne serait-ce avant tout que pour le corps. (Prosaïquement, je ne veux pas revenir dans quelques mois, c’est-à-dire demain, comme … la vieille dame que mon âge essaye de me souffler à l’oreille). En fait j’ai un travail à faire : il m’apparaît soudain que ma manière de n’en pas tenir compte (peut-être en partie par réaction contre les mots qu’affectionne René sur la, sa vieillesse) risque d’être un piège, en ce sens que n’en pas tenir compte favorise, sans que j’en prenne conscience, la passivité. Je suis aujourd’hui convaincue par cela, car je vois se profiler à travers ce mot d’exigence quantité de bonnes attitudes et attentions qui sont à « pratiquer » quotidiennement. Et comme, moi, j’affectionne le mot « travail », je n’ai plus qu’à m’y donner. Voilà pour cette première missive, baignée de tant d’images : les pauses thé, l’amphithéâtre en fin de journée, la belle allée aux orchidées, le clair de lune au Matrimandir, nos bons et doux dîners inaugurés par le verre de bière, le dimanche, Kusum, le petit temple… et puis ton sourire, tes mille attentions, ta concrète activité, etc., tout Toi. Hier en fin de journée Francis au téléphone et tant et tant de questions sur toi. Le voici toujours … pris par ses tâches, l’Algérie …, la Bosnie, la psychiatrie… (Et moi j’ai l’impression que si la Bosnie est certes un problème crucial, c’est peut-être une fois de plus … « la torche » !) Mais je crois qu’il est un maillon toujours efficace. (Colette évoque ici à nouveau un commentaire que Satprem lui fit un jour dans un ascenseur à Paris sur la psychanalyse n’étant capable que d’un éclairage très limité, celui d’une torche, alors qu’il nous faut la pleine lumière de la conscience vraie…) Mardi
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