Lettres à Divakar jusqu'à 2005

Je comprends bien le fonctionnement de ta mémoire. Je crois que la mienne, en fonctionnant apparemment différemment (par la perception souvent) rejoint la tienne. Cela m’intéressera tout particulièrement que nous en parlions. Et ça m’amusera quand même de te … décrire encore le Luxembourg, mais autrement, par d’autres voies qui, je le crois, peuvent réveiller, ou te rappeler ce contact de conscience. Mes notes …, ce travail singulier que je fais avec Lydie, quelques « flashes » que j’aimerais souvent retenir un instant de plus, certains « états » que j’éprouve … tout ça dont j’aimerai parler bientôt avec toi… Je continuerai à te poser plein de questions comme toujours ; mais j’aimerais bien que tu m’en poses quelqu’une ou deux, ça m’aiderait bien à avancer, évaluer, bouger, réfléchir, du moins en un certain lieu. Et à mesurer plus clairement encore (il y a toujours du « plus clairement encore » à découvrir !) cette profondeur du travail à faire comme tu me le dis.

René parait commencer à aller mieux. Ouf !

Alors, vite, à bientôt, à tout de suite. Réchauffe-toi. Ici, c’est de nouveau la sale pluie pénétrante ; et la lumière de décembre n’a rien de glorieux comme à Sincérité !

Je t’embrasse tout fort,

Colette.

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