Lettres à Divakar jusqu'à 2005

Je veux tendre de plus en plus vers cette délivrance du corps face aux influences diverses, pour trouver (comme tu me l’écris également) ce qui me parait en effet un idéal à atteindre : une liberté de conscience apte à créer sa propre évolution, avec ses propres moyens, ses propres conditions. Je le souhaite beaucoup, j’y travaille ; mais tu sais, c’est comme pour la gymnastique, la danse, le sport : il faut un entraînement quotidien et c’est cela qui est parfois décevant de la part du corps, entre autres. A vrai dire, je ne pense pas non plus qu’il faille absolutiser … cet entraînement, au contraire ; il faut, ou il me faut trouver la souplesse à tous les niveaux, l’interrogation sans tension, la disponibilité pour ne pas entraver la question ; et puis aussi, à d’autres moments, pas d’interrogation, pas de question, mais une attente ouverte, relaxée et les yeux calmement ouverts, puis refermés, et réceptifs… Voilà un peu mon état d’esprit ou de conscience actuel, qui est probablement l’une des réponses qui me sont données à l’aide, j’y insiste, de tes mots de soutien… … Une éternité que nous n’étions allés au cinéma… : dimanche on est allé voir enfin le beau film « Le Facteur ». L’histoire simple, belle, émouvante entre un facteur sur l’île où Pablo Neruda avait été exilé, et celui-ci. Une profonde transmission entre eux, très, très touchante… Et hier ta lettre du 15, parvenue en 3 jours grâce au messager. Et puis, vraiment, tout le jardin de Sincérité qui me vient jusqu’ici… Le Matrimandir, lui aussi vient jusqu’à moi : cette nouvelle atmosphère me parait très constructive et tellement plus vraie et réelle. Le travail de « chacun avec les autres », c’est cela la vraie tâche, et la juste force. J’aime bien savoir que Roger ait dû repartir avec les questions de plusieurs aurovilliens, plutôt que d’une équipe : Jeudi 19

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