Lettres à Divakar jusqu'à 2005
(Liste d’objets, médicaments pour les uns et les autres, crayons, etc. qu’elle envoie par colis…)
… Avec plein et tant de tendresse,
Colette.
***
Jeudi 22-2-96
… T’es un ange, un amour : ta lettre, si peu après mon départ, et qui me parvient aujourd’hui. … J’ai suffisamment vécu et compris l’état des forces au Matrimandir, et comprends ce que tu éprouves. Tout en continuant, contre vents et marées peut-être, à préférer que tu y restes, j’accompagne et accompagnerai tes décisions. Et je continue aussi à espérer que devant l’aboutissement actuel, les consciences de certains en ressentent le choc, et se réveillent ou s’éveillent. C’est d’autant plus navrant que, tout de même, la Matrimandir avance, avance… (grâce en grande partie à ton travail et ton attention, mais tu as raison de penser et de ressentir que le chemin doit être collectif). ... Tu me dis : « j’ai bien dû apprendre quelque chose toutes ces années », ajoutant que tu as « l’impression de descendre plutôt que de monter »… ! Ça, cette seconde remarque, me parait venir tout droit, justement, du caractère rétrograde, régressif, des empoignades répétées au Matrimandir. Ce climat rejaillit nécessairement sur, je dirais presque le goût intérieur, la juste place des sentiments, ou appréciations de soi, sur soi. Un soi d’autant plus sujet à quelque doute que le « collectif » manque pour rétablir l’efficace circulation de soi à tels autres. Pourrait-on dire qu’il s’agit là d’un effet d’optique, ou d’une réfraction partie du … « Bureau »… !? Autrement dit, je ne peux partager ton point de vue sur tes … descentes. Trop de
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